Dialogue inclusif : Fayulu crache sur les morts dans l’Est en exigeant la présence de Kabila et Nanga

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Agressée par le Rwanda en alliance avec les terroristes de l’AFC-M23, la République Démocratique du Congo a accepté d’être en pourparlers avec ci-devant agresseurs à la fois à Washington aux États-Unis et à Doha au Qatar.

A en croire toutes les rapports issus des enquêtes menées sur la guerre dans la partie orientale de la RDC, par des organisations internationales, y compris les Nations-Unies, Joseph Kabila et Nanga y sont cités comme complices et sous-fifres du Président Paul Kagame, pour piller les ressources naturelles et déstabiliser le pays de Lumumba.

Ainsi, si le sort de ces deux individus congolais, qui ont eu par le passé à assumer de hautes fonctions en République Démocratique du Congo, peut être réglé, il le sera dans le cadre des discussions de Doha.

Pour faire face à cette agression étrangère, il a plu au Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur demande des évêques et autres pasteurs des églises catholique et protestante, d’accepter l’idée d’un dialogue interne entre congolais, dans le but de créer un front commun destiné à protéger la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de notre pays.

Hier demandeurs à tue-tête de ce fameux dialogue, aujourd’hui Martin Fayulu et ses amis de la Coalition C64 se complaisent à multiplier les préalables, jusqu’au point de conditionner leur participation à ce forum par la présence de Joseph Kabila et Corneille Nangaa, deux seigneurs de guerre patentés.

Pourtant le mec de l’Ecide qui pose cette exigence, sait pertinemment bien que ces deux personnes ont été condamnées à mort par la justice militaire de la RDC et sanctionnées par les États-Unis.

Mais lorsque Fayulu se fait l’avocat de Kabila afin que l’on efface d’un revers de la main sa responsabilité dans les crimes de masse qui se commettent au Nord et Sud-Kivu, se rend-t-il compte sa démarche nuit terriblement aux intérêts américains en RDC ? Car, rouler pour un homme qui devient un obstacle pour le retour de la paix en RDC, condition sine qua non de la mise en œuvre du partenariat stratégique signé le 04 décembre 2025 à Washington, c’est se mettre la courde au cou, inutilement d’ailleurs.

Sur le plan interne, il est clair que Martin Fayulu a consommé là le peu de crédibilité qui lui restait, en voulant laver les linges en famille et ainsi blanchir les criminels, au mépris total des victimes innocentes de cette sale guerre.

Si Jésus-Christ, le fils de Dieu, a eu à utiliser le bâton pour sanctionner les hors-la-loi, pourquoi un État qui se veut de droit ne le ferait-il pas ? Dommage que par cette sortie médiatique, Fayulu ait commis cette maladresse de cracher sur des millions de morts congolais.

Le Tonnerre

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